CONSTRUCTION DE LA MINE D'OR DE TAPARKO

LE RENOUVEAU MINIER BURKINABE EN MARCHE

Dans la matinée du 25 février 2005, le premier ministre Paramanga Ernest Yonli a procédé au lancement officiel des travaux de construction de la mine d'or de TAPARKO ,dans le département de Yalogho province du Namentenga.



Le renouveau minier burkinabé vient de connaître un début de concrétisation. " Le Burkina Faso ne sera plus cité comme un pays agricole, mais désormais comme pays agricole à vocation minière et émergent ", s'est exprimé avec une grande fierté le ministre Kader Cissé des mines. En effet, les travaux de construction d'une mine d'or à Taparko-Bouroum, villages situés à l'extrême nord de la province du Namentenga, ont été lancés officiellement le 25 février 2005 par le premier ministre Paramaga Ernest Yonli. L'exploitation du métal précieux de cette région est confiée à la société des Mines de TAPARKO (SOMITA-SA). La société canadienne High River Gold mines LTD détient 90% et l'Etat Burkinabè 10% du capital. Selon les estimations rapportées par Ministre. KADER Cissé, " 21 tonnes d'or seront produits par la SOMITA-SA pendant 7 ans et après, 14 autres tonnes avec l'exploitation des réserves de Bouroum soit au total près de 35 tonnes d'or sur plus de 10 ans ". Avec ces chiffres, le projet d'exploitation aurifère de Taparko-Bouroum augure des lendemains meilleurs pour le pays en général et pour les populations locales en particuliers. Concrètement, la SOMITA-SA prévoit créer 300 à 400 emplois permanents (dont 80% de main-œuvre locale) et contribuer annuellement pour environ 1,5 milliard de FCFA au titre des impôts et taxes directs au trésor publique, sans oublier les infrastructures socio-économiques qui serons érigées dans le cadre du projet. Des données qui répondent aux inquiétudes exprimées par le Haut-Commisaire du Namentenga, M. Christophe Compaoré au cours du lancement des travaux. Mieux la SOMITA-SA n'a pas négligé la question environnementale. Sur ce point précis, le Ministre Kader Cissé se veut rassurant. Une étude diligentée par " High River Gold " conformément aux normes internationales et nationales a conclu que l'exploitation " n'engendrera pas de perturbations significatives de l'environnement ", a-t-il laissé entendre.

Pour la petite histoire...

Le gisement aurifère de Taparko-Bouroum a été découvert depuis les années 1980 par le BUVOGMI, aujourd'hui Bureau des Mines et de la Géologie du Burkina (BUMIGEB). Dans ce cadre, 500 millions de F CFA de fonds publiques ont été investis pour confirmer l'existence de ce potentiel pouvant intéresser des investisseurs privés. En 1995, la société " High River Gold " a conclu avec l'Etat burkinabé une convention d'investissement minier avec acquisition d'un permis de recherche. A son tour, cette société a poursuivi l'exploration et mené des études de faisabilité et environnementales qui ont abouti à la création de la société.

Le Burkina, un pays minier ?

Le Ministre Kader Cissé a mis à profit la cérémonie du 25 février dernier pour " vendre " le potentiel minier du pays. Des études finalisées de projet de production d'or sont en instance d'être mises en œuvre. " Taparko aujourd'hui, Youga en juin 2005, Kalsaka en septembre 2005, Mana et Essakane en 2006 " a t-il annoncée. Il a révélé en outre l'existence d'autres gisements, notamment le zinc de perkoa, le manganèse de Tambao et celui de Baliata. A cela s'ajoute selon lui, l'existence de données géologiques et minières fiables et d'un code minier attractif. Des conditions favorables que le vice président exécutifs, chef de l'exploitation de la société " High River Gold ", M. Daniel Vanet a tenu à saluer publiquement. Il a dans ce sens dit vouloir continuer les explorations au Burkina qui leur offre l'opportunité de créer d'autres SOMITA-SA, avant de lancer une invite à d'autres investisseurs miniers car pour lui " ici au Burkina Faso ils peuvent faire de bonnes affaires (…), ils peuvent trouver un environnement propice pour fructifier leurs investissements ".

(Source: Sidwaya N°5232 du 28 février 2005)